De la signature d’accords structurants à l’obtention du label Cap’Handéo, retour sur un engagement qui allie reconnaissance formelle et accompagnement opérationnel.
L’aidance : un enjeu majeur du monde du travail
Le vieillissement de la population redessine les contours du monde du travail. D’ici 2030, 1 actif sur 4 soutiendra un proche confronté à l’âge, à la maladie ou au handicap. Mais derrière ces projections, il y a une réalité humaine : celle de collaborateurs qui jonglent entre responsabilités professionnelles et aide quotidienne à un proche.
Rendez-vous médicaux, gestion administrative, tâches domestiques, soutien psychologique… Être aidant bouleverse l’organisation personnelle et professionnelle. Cette double vie engendre bien souvent fatigue chronique, stress, difficultés de concentration et sentiment d’isolement. Des impacts qui affectent autant la santé des collaborateurs que leur performance au travail.
Paradoxe troublant : la majorité des salariés aidants n’informent pas leur employeur de leur situation, par peur d’être stigmatisés ou freinés dans leur carrière. Plus troublant encore, un tiers des aidants ne se reconnaissent pas comme tels, selon le baromètre Aidant·es 2024 du Collectif Je t’Aide. Cette invisibilité rend d’autant plus difficile la mise en place de solutions adaptées.
Pour APICIL, la question n’était pas de savoir s’il fallait agir, mais comment structurer cet engagement pour qu’il soit à la hauteur des besoins. La réponse ? Une stratégie qui conjugue engagements formels, dispositifs pratiques et accompagnement humain.
Des engagements formalisés qui structurent l’action
Le Groupe APICIL a franchi deux étapes décisives en 2023. En février, l’entreprise a signé un accord relatif à l’accompagnement des salariés aidants, intégrant officiellement l’aidance dans le dialogue social.
En octobre ensuite, Alexandra Caringi, directrice de l’action sociale santé et prévoyance ainsi que Fabrice Monchal, directeur général de Veralti (membre du Groupe APICIL), ont signé la charte d’engagement pour les parents-aidants aux côtés de la ministre Aurore Bergé.
Des dispositifs concrets au service des collaborateurs
L’accord de 2023 prévoit des aménagements d’horaires, la possibilité de passage à temps partiel, un télétravail adapté, ainsi que 18 jours ouvrés de congés supplémentaires par an.
Le Groupe a également instauré un système de don de jours de repos entre collègues, permettant aux aidants de bénéficier d’une rémunération pendant leurs absences grâce à la solidarité de leurs pairs.
Un accompagnement humain sur le long terme
Depuis 2020, le « Café des aidants » réunit chaque mois des collaborateurs dans un groupe de parole co-animé par une assistante sociale interne et une psychologue externe. Cet espace rompt l’isolement et crée une véritable communauté de soutien au sein de l’entreprise.
En parallèle, des formations en ligne et des webinaires sont proposés régulièrement aux managers pour identifier les signaux faibles et adopter les bonnes postures. Car un salarié aidant a besoin d’un environnement managérial qui comprend ses contraintes sans le stigmatiser.
Les collaborateurs ont aussi accès aux prestations des actions sociales : plateforme d’écoute, accompagnement dans la recherche d’accueil pour personnes âgées ou handicapées, prise en charge de frais d’aide-ménagère ou de garde malade, aides financières d’urgence. L’objectif ? Soulager le quotidien pour que prendre soin de soi redevienne possible.
Cap’Handéo : un label qui engage sur le long terme
Obtenir le label Cap’Handéo « Entreprise engagée pour les salariés aidants » représente bien plus qu’une distinction. Créé en 2019 par Handéo en partenariat avec l’Agirc-Arrco, ce label accompagne les entreprises souhaitant structurer des actions durables pour leurs collaborateurs aidants.
Mesurer, ajuster, progresser
Le lancement de notre Baromètre Aidants en 2024 s’inscrit dans cette logique d’amélioration continue. En recueillant les perceptions des collaborateurs, APICIL identifie les zones d’ombre et ajuste ses dispositifs.
Une table ronde « Vie pro, vie perso, vie d’aidant : comment les concilier ? » a également permis de croiser les regards : témoignages de collaborateurs, retours d’expérience de managers, analyses d’experts RH.
Agir au-delà des murs de l’entreprise
Le Groupe étend son action via des partenariats stratégiques. Sur le territoire lyonnais, APICIL s’associe à la Métropole Aidante, collectif de 155 acteurs proposant des solutions d’accompagnement. L’entreprise soutient aussi Baby Safe, une solution d’assurance collective pour les familles touchées par la naissance d’un enfant porteur de handicap ou né prématuré.
Comme le souligne Agnès Armengaud, Responsable QVCT du Groupe APICIL :
« Cette démarche de labellisation est une opportunité de poursuivre et renforcer notre démarche globale d’inclusion. » En choisissant de faire de l’aidance un levier de transformation, le Groupe APICIL prouve qu’on peut être à la fois performant économiquement et profondément ancré dans les réalités humaines. »
