Le Groupe APICIL s’engage dans un partenariat ambitieux qui vise à transformer le paysage du rugby féminin, et à travers lui, à bâtir une société plus inclusive.
Un partenariat ancré dans l’ADN du Groupe APICIL
En seulement deux décennies, le Groupe APICIL a développé une stratégie de sponsoring sportif ambitieuse. Partenaire du club de foot de l’Olympique Lyonnais dans les années 2000, puis engagé dans la voile avec le navigateur Damien Seguin, le groupe a toujours associé ses partenariats à des valeurs fortes et des engagements RSE concrets. « L’objectif numéro un, c’est la quête de notoriété, reconnait Véronique Roux, responsable Communication Sponsoring au sein du Groupe APICIL, mais toujours avec les valeurs du groupe chevillées au corps. »
C’est dans cette continuité que le groupe s’est engagé, début 2025, auprès de la Fédération Française de Rugby (FFR) et de l’European Professional Club Rugby (EPCR).
Le choix du rugby s’est imposé naturellement, en cohérence avec les valeurs du Groupe APICIL, détaille Véronique Roux :
« C’est un sport qui est pratiqué au haut niveau, mais aussi de manière amateure, pour le loisir, en famille ou comme sport d’entreprise. C’est aussi un pilier du sport santé, et le rugby fauteuil est une discipline affiliée à la Fédération Française Handisport dont nous sommes partenaires. Autrement dit, c’est une discipline qui couvre un très large public, de manière inclusive… ce partenariat est donc tout à fait cohérent avec notre ADN ! »
Pour les joueuses du XV de France féminin, le rugby incarne aussi par excellence des valeurs d’inclusion. « Le rugby est un sport inclusif, tout le monde peut en faire. Il n’y a pas de gabarit type, de physique type… » souligne la demi d’ouverture Carla Arbez, quand sa coéquipière, Séraphine Okemba renchérit :
« C’est un sport où la différence est une force, parce qu’on a besoin des qualités de tout le monde. »
L’égalité femmes-hommes concrétisée sur le terrain
L’égalité femmes-hommes étant au cœur des valeurs du Groupe APICIL, ce nouveau partenariat sportif devait nécessairement l’incarner concrètement.
« On ne pouvait pas concevoir un nouveau partenariat sportif avec un sport collectif sans pouvoir traduire notre engagement historique en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes »
Véronique Roux, responsable Communication sponsoring du Groupe APICIL
Cette conviction s’est traduite par un choix structurant : soutenir l’ensemble des équipes de France de rugby, tant masculines que féminines. Le Groupe APICIL est ainsi devenu partenaire des équipes du XV de France et du rugby à 7, dans leurs versions masculine et féminine. Un sponsoring qui s’est immédiatement traduit par une mesure forte : l’alignement des primes de match des joueuses sur celles des joueurs, une première dans l’histoire du rugby français.
En parallèle, le groupe est également devenu le premier sponsor français de l’EPCR (European Professional Club Rugby), organisateur de l’Investec Champions Cup et l’EPCR Challenge Cup, deux grandes compétitions internationales, uniquement masculines… pour le moment ! Car naturellement, ce partenariat porte l’ambition de développer une déclinaison féminine de ces tournois : « Ils savent que c’est un sujet qui nous tient à cœur », insiste Véronique Roux.
Femmes dans le sport : des défis persistants
Cet engagement du groupe en faveur de l’égalité dans le rugby s’inscrit dans un contexte où, malgré des avancées indéniables, les inégalités entre sport féminin et masculin persistent.
Comme le souligne l’internationale française Axelle Berthoumieu : « Il y a quelques années, le rugby était exclusivement masculin. Le fait que beaucoup de femmes pratiquent désormais ce sport aide à banaliser le fait que des femmes pratiquent des sports qui n’étaient pratiqués que par les hommes. » Mais le chemin vers une véritable parité reste encore long pour Morgane Bourgeois, elle aussi joueuse de rugby professionnelle : « Le rugby féminin progresse, mais il est encore loin d’être au même niveau que le rugby masculin. »
Ces témoignages reflètent un phénomène plus général : malgré une pratique sportive féminine en hausse, les femmes restent sous-représentées aux plus hauts niveaux.
En 2024, la part des femmes inscrites sur les listes de haut niveau est de 42 % (contre 39 % en 2021, selon le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, mars 2025, Le sport féminin gagne du terrain).
Et si les femmes constituent 46 % des bénévoles dans le sport, elles ne représentent que 34 % des dirigeants de structures sportives (selon le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Femmes et sport : Bâtir des carrières, conquérir l’égalité,avril 2025).
La maternité : un défi spécifique aux sportives
Parmi les problématiques propres aux sportives de haut niveau, la question de la maternité occupe une place centrale. « C’est un vrai sujet, parce que ce n’est pas évident de concilier la parentalité et les exigences que le sport de haut niveau demande, témoigne Agathe Sochat, joueuse du XV de France et jeune maman. Le haut niveau, c’est beaucoup de sacrifices… et beaucoup de temps : en entraînement, hors de la maison, en déplacement avec l’équipe de France… C’est un vrai challenge, qui demande une grosse organisation et un petit coup de main, parce que toute seule, je n’y arriverais pas. Mais je suis convaincue que la notion de parentalité, de maternité, n’est pas incompatible avec une carrière. »
Le choix d’Agathe est courageux, reconnaissent les plus jeunes joueuses, à l’image de Taïna Makkaqui constate :
« En France, c’est peu vu et peu fait d’assimiler les deux. La plupart du temps, les femmes qui ont des enfants arrêtent complètement le sport, et ensuite, c’est compliqué de reprendre. »
Ces témoignages mettent en lumière un besoin d’accompagnement spécifique, qui commence timidement dans l’Hexagone. Par exemple, en 2024, Agathe Sochat a pu venir avec sa fille lors d’un rassemblement de l’Équipe de France… une première pour la FFR.
Visibilité : la clé pour changer les mentalités
Au-delà de l’encadrement et des moyens, il s’agit de changer le regard porté sur le sport féminin pour Morgane Bourgeois : « Aujourd’hui, si le sport féminin est très critiqué, c’est aussi parce que les gens ne savent pas forcément de quoi ils parlent. S’ils ne le regardent pas, ne le connaissent pas, ils ont des préjugés. Mais ces préjugés, on peut les déconstruire en leur montrant par le jeu et sur le terrain qu’ils ont tort. »
La visibilité du sport féminin, clé de la transformation des regards, a connu une accélération notable ces dernières années, soutenue par diverses initiatives. L’Agence nationale du sport (ANS), par exemple, a consacré plus d’un million d’euros en 2024 à la promotion des compétitions féminines, tandis que la modification du décret sur les événements d’importance majeure garantit désormais la diffusion gratuite de grands événements féminins comme le Tour de France femmes ou les matchs de l’équipe de France de football.
Des évolutions qui semblent répondre aux attentes du public : plus de la moitié des Français déclarent aujourd’hui suivre des compétitions féminines (selon Le Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative réaffirme son engagement en faveur des droits des femmes, mars 2025).
Le Groupe APICIL s’inscrit dans cette dynamique en assurant, à travers son partenariat avec la FFR, une visibilité équivalente aux équipes féminines et masculines.
Vers une société plus inclusive
Au-delà de l’égalité femmes-hommes, le nouveau partenariat du Groupe APICIL s’attaque à différentes formes d’exclusion pour construire une société plus inclusive. Ainsi, une partie du sponsoring est dédié à des actions RSE.
Parmi les initiatives concrétisées dans les premières semaines : la création de la première « Sensory Room » au Stade de France, un espace adapté pour permettre aux personnes autistes d’assister aux matchs.
« L’objectif, c’est qu’un maximum d’infrastructures en France s’inspirent de ce dispositif… et pas uniquement pour des évènements sportifs », insiste Véronique Roux. D’autres projets sont en développement, notamment autour de la santé mentale, grande cause nationale en 2025. Objectif : ne laisser personne sur le bord du chemin.
Pour le Groupe APICIL, cet engagement auprès du rugby, et du rugby féminin, s’inscrit ainsi dans une vision transformatrice qui dépasse largement le cadre sportif, conclut Véronique Roux : « L’objectif, c’est de briser le plafond de verre, prouver que la performance féminine est valable partout : dans le sport, dans la vie professionnelle, dans l’entreprise, dans la vie de tous les jours. »
Une vision qui résonne avec les convictions des joueuses, comme Morgane Bourgeois : « Le rugby féminin est important pour le développement de l’égalité entre hommes et femmes. L’égalité, l’équité, ça passe par le sport, pour s’inscrire ensuite aussi dans tous les autres aspects de la vie. »
