ETUDE APICIL AVEC OPINION WAY : PERCEPTIONS ET ATTENTE DES DIRIGEANTS

Souscrire à un contrat de prévoyance, une norme en entreprise

Les dirigeants sont relativement unanimes vis-à-vis de la prévoyance : ils estiment non seulement prendre la mesure des enjeux qui y sont associés, mais également que leurs salariés sont bien protégés. Ainsi, la quasi-totalité des dirigeants interrogés (89%) ont souscrit un contrat de prévoyance pour leurs collaborateurs et ils sont plus de neuf sur dix à déclarer (92%) qu’il s’agit d’un enjeu prioritaire ou important pour eux. Pour la mince frange de ceux n’ayant pas doté leurs salariés de garanties de prévoyance (11%), la minimisation des risques (44%) ressort comme le premier motif le plus allégué, suivi du prix des contrats (33%) et un régime obligatoire qu’ils considèrent comme suffisant (26%).

Les risques psychosociaux et l’absentéisme suscitent de nouveaux besoins de couverture

Pour près de la moitié des dirigeants (49%), la crise sanitaire a eu un impact important sur les conditions de travail et la santé mentale et physique des collaborateurs. Les moyennes et grandes entreprises de plus de 250 salariés (74%) soulignent davantage cet impact que les plus petites de moins de 10 travailleurs (48%). Les plus importantes structures dédient peut-être davantage de ressources au suivi de leurs collaborateurs et monitorent probablement de façon plus précise leur ressenti. La restructuration du travail a peut-être également été plus profonde dans ces groupes que dans des entreprises plus petites, donc plus agiles. Les entreprises des secteurs du commerce, de l’hôtellerie-restauration et des transports, fortement affectées par les périodes de confinement et restrictions (65%) insistent également sur la portée de la crise sur la santé mentale et physique des salariés.

Un dirigeant sur quatre (25%) estime que le développement des risques psychosociaux est une des principales conséquences de la crise sanitaire. Cette classe de risques est celle qui cristallise le plus d’intérêt : 40% des dirigeants qui ne bénéficient pas actuellement de garantie contre le burn-out et la dépression souhaiteraient qu’ils figurent dans leur contrat de prévoyance. Logiquement, la prévention des risques psychosociaux est l’axe qui capitalise le plus d’intentions d’actions, 22% des chefs d’entreprise envisageant d’initier une démarche sur ce sujet en 2022 dans un contexte où près des deux tiers (62%) trouvent la période favorable pour agir dans ce domaine.